L'aérogel est souvent présenté comme le solide le plus léger du monde. Composé à 99,8 % d'air, ce matériau développé par la NASA offre une conductivité thermique de 0,015 W/m·K — soit deux fois mieux que la laine de verre. Mais concrètement, qu'est-ce que l'aérogel et pourquoi révolutionne-t-il l'isolation intérieure en Suisse ?
Inventé en 1931 par Samuel Kistler, l'aérogel a d'abord été utilisé par la NASA pour isoler les rovers martiens et les combinaisons spatiales des astronautes. Sa structure nanoporeuse — des milliards de pores de quelques nanomètres de diamètre — piège l'air de manière si efficace qu'il devient un isolant thermique sans égal.
La conductivité thermique de l'aérogel atteint 0,015 W/m·K, contre 0,030 à 0,040 W/m·K pour la laine de verre et 0,022 à 0,028 W/m·K pour le polyuréthane. En pratique, cela signifie qu'un panneau aérogel de 15 mm offre la même résistance thermique qu'une laine de verre de 35 à 40 mm.
Disponible sous forme de panneaux rigides encapsulés, l'aérogel peut être posé directement sur les murs intérieurs sans colle ni poussière. La finition est lisse, prête à peindre, et aucun pare-vapeur n'est nécessaire grâce à ses propriétés hydrophobes naturelles.
La question se pose surtout dans les contextes où l'espace est limité : appartements en ville, bâtiments classés, immeubles anciens avec des murs épais mais peu de recul. L'aérogel est la seule solution qui permet d'isoler efficacement sans sacrifier la moindre surface habitable.