Isolation par l'intérieur (ITE) ou par l'extérieur (ITI) ? Cette question revient systématiquement lors d'un projet de rénovation thermique. Chaque approche a ses avantages — mais l'isolation intérieure par aérogel offre des atouts uniques que les solutions traditionnelles ne peuvent pas égaler.
L'isolation thermique par l'extérieur (ITE) est souvent présentée comme la solution idéale : elle préserve la surface intérieure, évite les ponts thermiques au niveau des planchers et élimine les problèmes de condensation. Cependant, elle présente des contraintes majeures : coût élevé (60 à 120 CHF/m²), nécessité d'un échafaudage, modification de l'aspect extérieur du bâtiment, et impossibilité totale dans les bâtiments classés.
La laine de verre ou le polystyrène posés en doublage intérieur sont moins coûteux (20 à 50 CHF/m²) mais imposent une perte de surface de 8 à 12 cm par mur traité. Dans un appartement de 80 m², isoler 4 murs avec une laine de verre standard peut faire perdre 2 à 4 m² de surface habitable — soit une perte de valeur immobilière significative.
Avec seulement 20 mm d'épaisseur pour une résistance thermique équivalente à environ 50 mm de laine de verre, l'aérogel réduit drastiquement le principal défaut de l'isolation intérieure. La perte de surface est négligeable (moins de 0,5 m² par mur de 10 m), et la pose ne nécessite aucun travaux extérieurs ni échafaudage.
Pour un projet de rénovation standard en Suisse romande, voici comment se positionnent les trois solutions principales selon les critères clés : coût, perte de surface, compatibilité patrimoine et performance thermique.